A Chavannes, la valeur du patrimoine

Une commune doit-elle garder des points de repères, des ancrages, de la mémoire ? Assurément, oui ! L’enjeu est particulièrement important lorsque celle-ci fait face à des changements radicaux !


Les bouleversements urbanistiques que Chavannes connaît amènent à se questionner sur les enjeux du patrimoine. En effet, si le patrimoine architectural est classé par le Canton, ce travail se concentre souvent sur les bâtiments historiques « classiques », en mettant de côté les objets moins nobles, les lieux de la mémoire collective et locale, tels que nous pouvons en trouver dans notre commune. Le travail cantonal a un sens pour l’appréciation « technique » du patrimoine construit, mais n’en dit pas suffisamment sur le patrimoine « émotionnel » d’une commune.


En 2030, un-e Chavannois-e qui aura passé sa vie sur le territoire communal ne reconnaitra quasi plus rien de celui-ci, tout ou presque aura changé : de nouveaux quartiers seront sortis de terre ; de nouveaux bâtiments auront remplacé les anciens ; de nouveaux habitants auront élu domicile dans notre ville.


Ces bouleversements sont positifs lorsqu’ils sont bien accompagnés. A cet effet, la Commune cherche à mettre en avant la qualité architecturale et urbaine dans les nouveaux projets sans se retrancher dans un conservatisme de mauvais aloi. La Municipalité a la conviction que lorsqu’un territoire est en mutation profonde, il est primordial de valoriser des éléments considérés comme essentiels à la mémoire collective et à l’histoire locale. Cette appréciation va au-delà des obligations légales et cherchent à pointer des objets, des lieux, des bâtiments, des quartiers, où Chavannes a vécu.


Cette recherche de la valorisation du patrimoine construit, mémoriel de la Commune, est au cœur du travail de la Municipalité. Il s’agit de chercher quels sont les éléments qui ont fait l’histoire de la Commune et qui méritent d’être un lien entre passé, présent et futur. L’ancien bureau de poste devient, par exemple, une salle de quartier, l’ancienne poterie sera réhabilitée, la Chapelle de la Gare se cherche une nouvelle vocation, tout comme le centre paroissial. On peut même citer la volonté de retrouver des cerisiers (la « Noire de Chavannes ») ou de mettre en avant le territoire communal le long du parcours « Entre deux rivières ». C’est aussi dans ce cadre que la Commune a souhaité acquérir le bâtiment du Café de Chavannes. Il ne s’agit pas d’un monument national, mais assurément d’un élément de la mémoire de la Commune et de ses habitants. Beaucoup se souviennent de « la Mère Pouly ».


Ainsi, le développement passe par des points d’ancrages, des éléments fixes, qui disent quelque chose du passé de la Commune et l’accompagnent vers son futur.


La Municipalité



Vue aérienne de Chavannes-près-Renens
Vue aérienne de Chavannes. Date et auteur inconnus

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